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R.U.R. : Rossum's Universal Robots

publié en 1920, la premiere mise en scene en janvier 1921

C'est dans cette piece que le mot "robot" a été utilisé pour la premiere fois. Mais Karel Capek n'est pas l'inventeur du mot. C'est son frere Josef Capek qui l'a creé. Karel Capek décrit ici comment tout s'est passé.

Des images des differentes mises en scene da la piece se trouvent dans la section des photos.

Le contenu et l'analyse de l'oeuvre:

   Rossum,un scientifique génial invente un robot. Ses successeurs le perfectionnent encore et la société Rossum's Universal Robots commence a les produire en quantité. Les Robots, sont des machines qui sont capables de penser mais qui manquent des indices de la vie spirituelle ou des sentiments humains, affirment leur réputation comme la force de travail extraordinairement peu couteuse, productive et sans prétentions. Les millions des Robots remplacent successivement tout le travail des hommes - et la compagnie RUR gagne des milliards par leur écoulement croissant. "L'homme est en fait un anachronisme, " dit le chef de la section des recherches pour la production des Robots. Les hommes, condamnés a l'inactivité et a l'oisiveté, sont devenus inutiles. Toute l'humanité tombe vite en décadence, perd la capabilité de se développer, il n'y a meme plus des nouveaux-nés. Les Robots font les guerres et ils finissent par se révolter contre leurs maîtres - les hommes. Leur devise est de tuer tous les hommes parce que les Robots sont beaucoup plus parfaits que les hommes et ils ne veulent pas etre commandés par les hommes.

  Domin - le chef de RUR a une grande et on peut meme dire majestueuse idée: délivrer et élever l'homme pour qu'il ne soit pas obligé de s'ocupper des affaires terrestres mais pour qu'il puisse consacrer son temps aux affaires spirituelles et a l'art. Il pense que c'est possible pourvu que les Robots exerceront le travail des hommes. Et il veut imposer son idée a tout prix ( dominus - le maître ). Sa position envers la nature et les autres hommes est agressive et conquérante. Il veut dominer le monde et lui imposer, meme par la violence, sa vérité personnelle. Mais Capek ne rejette pas entierement Domin. Essayer de créer un nouveau monde, changer tout comme par un miracle - n'y a-t-il pas dans cela quelque chose provoquant et excitant? L'humanité n'a t-elle pas un désir éternel de découvrir et conquérer l'inconnu?

  Alquist - ( Alkyoné était dans la mythologie grecque une reine transformée avec son mari apres la mort en martin-pecheurs, les jours d'Alkyoné signifient le temps calme et bienheureux) - il n'a pas confiance dans des grandes idées et projets, qui pourraient tout d'un coup changer le monde. Il est le chef des constructions de RUR. Quand il se sent fatigué ou abattu, il va tranquillement travailler comme maçon a l'échaufaud. Il a de l'estime pour le travail et il reconnaît la vie humaine comme la plus grande des valeurs. Il se méfie de ceux qui prennent la vie humaine seulement pour le moyen, le matériel convenable au traitement et au modelage a la prefection. Il est évident que c'est l'auteur qui parle par ses mots. Karel Capek a écrit dans un de ses livres : "Il est important que l'avenir soit perfectionné dans les idées et les projets, mais il est encore plus important que le présent soit perfectionné dans les actions et la vie." Alquist écoute attentivement la voix des choses et de la vie que tous les autres passent sans s'en apercevoir.

  Helene - elle est dans ses sentiments envers les hommes comparable a Alquist. Elle est l'incarnation de l'acces feminal, aimable et sentimental vers les hommes et les Robots. Elle défend les droits des Robots, elle ne comprend pas pourqoui ils se laissent manipuler. Elle meurt comme la femme de Domin.

   L'auteur ne s'intéresse pas tellement a la découverte technique révolutionnaire ( meme si elle est motivée d'une maniere intelligente et authentique ) mais plutôt aux conséquences sociales et humaines. Je crois que pour Karel Capek il ne s'agissait pas des Robots mais du rapport de l'homme et le monde et des relations entre les hommes. Il est vrai que le vingtieme siecle nous a apporté le progres dans les sciences et dans la technique, la télévision, l'ordinateur, le téléphone, la voiture, le train, l'avion sont des évidences totales. Oui, la société est plus loin dans beaucoup de disciplines, mais il se peut qu'on ne se rend meme pas compte de tout ce qu'on perd et comment on s'appauvrit. L'indépendance, la hétérogénité, l'activité créatrice, l'initiative, la relation directe avec la nature et les hommes se perdent de notre vie. Cela peut paraître démodé mais estimez vous-meme quelle est la différence quand on va en voiture sur l'autoroute et quand on se promene dans la nature de printemps, dans la prairie épanouie et quand on écoute les chants des oiseaux plutot que le bruit du moteur ( meme si cela a du charme pour quelques-uns ) . L'homme ne devrait pas devenir dépendant de la technique et des découvertes diverses meme si dans la plupart nous le sommes deja. Si on oublie ce qu'on appelle le coeur humain et le sentiment humain, on peut devenir des esclaves de ses propres oeuvres.
Leos Klofac et Ondrej Bednar
source : Le site de Richi
Dominik Zunt 1998-2004, traduction: Lucie Stembirkova, design: Radek Varbuchta